La mesure de la turbidité permet de préciser les informations visuelles de l'eau. C'est un facteur écologique important. Elle traduit la présence de particules en suspension dans l'eau (débris organiques, argile, micro-organismes...). On la mesure en NTU (Nephelometric Turbidity Unit) avec un turbidimètre.
Pour une eau claire, la valeur sera inférieure à 5 NTU ; pour une eau légèrement trouble, comprise entre 5 et 30 NTU et pour une eau vraiment trouble, supérieure à 50 NTU. Or, en raison d'un manque de matériel au lycée, nous avons utilisé un colorimètre (ci-dessous), qui ne donne pas de valeur en NTU mais peut faire la comparaison de la turbidité de nos deux eaux avec celle de l'eau distillée prise comme référence 0.
L'expérience n'a pas très bien marché, nous avons rencontré beaucoup de difficultés. L'absence de turbidimètre avait déjà bouleversé nos plans, et en plus le colorimètre mis à notre disposition par le lycée était inutilisable. Il était presque impossible de mettre l'écran à 0 et seulement c'était fait que la valeur changeait aussitôt. Ainsi les valeurs les plus étranges défilaient sur l'écran. A chaque geste qu'on effectuait, elles passaient de négatives à positives sans jamais se stopper.
Une fois peut-être on a obtenu une valeur stable pendant quelques instants, de -0,07 pour l'eau de la source et de 0,14 pour l'eau du Doubs à Besançon, ce qui signifierait que l'eau de la source est plus claire que l'eau distillée et que l'eau prélevée en ville est plus trouble. Mais ce n'est pas précis ni forcément exact puisque quelques instants plus tard la valeur pour l'eau de la source passait à 0,20.
Nous n'avons donc pas pu relever de valeurs correctes et nous avons décidé de nous en tenir à l'aspect visuel seulement.
eau aux environs de la source eau du Doubs à Besançon
Comme on peut le constater d'après les photos précédentes, l'eau du Doubs à la source est nettement plus claire que celle en ville. Elle y est quasi-transparente à la source et d'une couleur bien claire. En ville, elle présente un aspect verdâtre et plus opaque, elle semble sale et trouble.
En versant un échantillon de chaque eau dans des récipients transparents, on note nettement une différence entre l'eau de la ville et celle de la source, la première étant plus trouble, la seconde très claire.