Un test de reconnaissance (ou test d'identification) a pour objectif de prouver la présence d'une substance chimique, ici la présence d'ions polluants. Ce test fait suite à notre mesure de la conductivité prouvant une plus grande concentration en ions dans l'eau de l'aval à Besançon que dans l'eau de l'amont à Mouthe. Durant cette expérience, nous avons recherché la présence des ions sulfates, fers II et fers III ainsi que des ions cuivres et carbonates, polluants tous les eaux à plus ou moins grande échelle. Ces ions peuvent-être mis en évidence par un réactif particulier, c'est-à dire un composé qui réagit de façon caractéristique en présence d'une espèce bien précise et qui atteste de sa présence. Ainsi les ions sulfates sont mis en évidence par le chlorure de baryum en solution (un précipité blanc se forme alors), les ions fers II, fers III et cuivres par la soude (on obtiendrait alors respectivement dans l'ordre un précipité vert, orange et bleu) et enfin les ions carbonates par l'acide sulfurique (s'il y a rejet de dioxyde de carbone, donc eau de chaux troublée).
L'eau de la source contiendra certainement peu d'ions polluants, on peut ainsi s'attendre à l'absence de précipité qui mettrait en évidence un ion. Par contre, on devrait obtenir des précipités pour l'eau en ville, où comme le suggère la conductivité, il y a certainement plus d'ions polluants.
Pour chaque test, on obtient ni précipité ni eau de chaux troublée, que ce soit pour l'eau du Doubs à sa source ou à Besançon. Aucun des ions que l'on recherchait n'a donc été mis en évidence. Il faut interpréter ces résultats avec rigueur pour ne pas se tromper: ce n'est pas parce qu'aucun ion n'a été détecté que l'eau n'en contient pas. Deux options sont possibles, soit l'eau du Doubs n'en contient effectivement pas; la deuxième, plus probable, que l'eau en contient mais en quantités trop faibles pour qu'ils puissent être identifiés à l'aide des différents réactifs.
Cette expérience n'est donc pas assez précise pour nous prouver la présence ou non des ions sulfates, fers II, fers III, cuivres et carbonates.
Mais elle l'est assez pour admettre que l'eau du Doubs, aux deux endroits de prélèvement, ne contient pas ces ions en excès et que leur teneur dans l'eau n'est pas anormalement élevée. C'est donc très positif.